Prologue
AVERTISSEMENT
J’ai décidé d’écrire ce livre pour participer au concours “Contes sans Cœur”, où les histoires prennent souvent des tournures sombres et inattendues. Ainsi, l’histoire que je vais raconter finira inévitablement mal... Cela change la donne, mais je suis prêt à explorer ces territoires émotionnels difficiles.
Je suis conscient que cette histoire ne plaira pas à tout le monde, mais je suis déterminé à rester fidèle à ma vision, à explorer les thèmes les plus sombres et les plus complexes de la condition humaine. J 'espère que cette histoire vous plaira !
PROLOGUE
Klaus
Je m’appelle Klaus Boxter, j’ai 24 ans. Aujourd’hui, sous la pluie et le froid, dans un cimetière parisien, j’enterre ma sœur Lila qui avait tout juste 18 ans. Elle était notre rayon de soleil, et demain, dimanche, nous aurions dû aller à Disneyland. C’était mon cadeau pour ses 18 ans ! Mais au lieu de ça, elle reposera dans ce cercueil froid !
Je n’arrive même pas à verser une seule larme. Je suis tellement en colère après elle. Je lui avais dit de ne pas approcher ce Simon, mais elle voulait toujours n’en faire qu’à sa tête, ou plutôt qu’à son cœur ! J’ai récupéré son portable lorsque l’on a rendu ses affaires à ma mère. Je sais que celui qui l’a poussée au suicide est ce sale connard de Simon. Il venait de lui envoyer un sms : « Je rigolais, je ne veux plus de toi. Mais tu t’es vue franchement ? Tu ne ressembles à rien. J’ai juste parié 50 euros que je te baiserai et je t’ai baisée. Sans rancune, la moche ! »
J’ai lu et relu ce message. J’ai d’abord voulu aller le trouver pour lui péter la gueule. J’ai pris ma voiture et je suis allé l’attendre en bas de chez lui. Puis je l’ai vu arriver avec... sa sœur. Et là, j’ai su que j’avais envie de pire. J’avais envie qu’il ressente la douleur aussi profondément que je l’avais sentie. J’ai su que la misérable créature qui était à ses côtés et riait serait ma victime.
La pluie tombe de plus en plus fort. Je suis le cortège et je jette une rose au-dessus du cercueil. J’ai envie de me jeter dans son cercueil, de la tenir au chaud. Nous étions si proches, elle et moi ! Je hais ce Simon ! Je suis sûr qu’il ne se sent même pas responsable, vu comment il riait avec sa sœur !
Profite tant que tu le peux encore !
Ta sœur, je vais la séduire !
Ta sœur, je vais la baiser !
Ta sœur, je vais la larguer
Et rire d’elle comme tu as ri de ma sœur !
Et ce qu’elle fera ensuite ne regardera qu’elle et ta famille !